mardi 22 août 2006

Day of destiny



Edelweiss

Conte de la Brume.








Des nombreuses voix qui n'ont de cesse de susurrer aux oreilles de ceux qui savent les écouter, tant et si bien qu'il faut parfois en étouffer certaines pour mieux en appréhender d'autres, il en est une qui de tout temps a soufflé, de par le monde, ses contes et ses légendes, ses effluves aux odeurs de musc ou de cèdre, d'aubépine ou d'herbe fraîchement coupée. Elle nous arrache à nos contemplations absurdes et signe la fin de la dérive de nos yeux, alors, nous pouvons trouver un sens à notre mutisme étouffé et à notre immobilisme. Non, nous ne regardons plus dans le vague, perdus dans nos chimères filandreuses, nous écoutons le vent qui nous conte ses voyages et ses innombrables vies.




Voilé dans sa chevelure comme d'un brouillard d'encre, Adraïl faisait face aux rivages, déchirure à pic dans le paysage. Les immenses falaises et les chutes bordant la cité des Brumes, Kirinaa, resplendissaient de leur beauté immuable, donnant à la ville, paradoxe à ses tours acérées et ses pointes, une chaleur d'aube, lorsque les rayons du soleil viennent diluer la toute première chaleur du jour dans l'atmosphère. Immortelle amante des rêveurs, des poètes et des fous, chaude comme le ventre d'une mère mais ouverte aux 4 vents, qui y tiennent lieux de messagers primordiaux, la ville s'ouvre au vide et s'y déverse, car entre les chutes et les cascades, les habitations ont continué de se lover, depuis des siècles, tout au cÅ?ur des falaises. A peine levé, il s'était jeté devant la grande surface vitrée qui, circulaire, ouvrait sa chambre aux premières couleurs du jour, et, repoussant les rideaux d'un grand geste, avait embrassé le paysage de ses yeux fendus. Il n'était pourtant pas riche, ne vivant que de ses contes et arts diverses et des ses revenus de prêtre, mais à Kirinaa, chacun disposait d'une vue telle que celle-ci. L'excitation lui prit le ventre, il courut à travers sa tanière et se jeta dans son bain, désirant au plus vite être présentable pour descendre en ville.

Vêtu d'une tunique blanche ourlée de vert sombre, descendant jusqu'au genoux, sur un ample pantalon vert, et paré de quelques bijoux, Adraïl courrait sur les passerelles tout en évitant avec soin de bousculer les passants. Certaines choses n'étaient ici plus de mise, loin du monde humain, et les contacts physiques entre inconnus n'étaient plus tolérés par la morale. Il arriva tout ébouriffé au temple cosmopolite de la ville, déclenchant les rires de vieillards édentés sur son passage, et, quelque peu rougissant, tenta de remettre de l'ordre dans sa tenue. Il ne pouvait se permettre d'être en retard ou de laisser transparaître le moindre essoufflement, et encore moins de l'impatience le jour de son ordalie. S'il réussissait son épreuve, il serait officiellement décoré en tant que prêtre majeur, et pourrait enfin user de son plein potentiel. Pouvoir enfin ôter les trois anneaux d'argents de son front, marque de l'élite des prêtre était une perspective suffisamment agréable pour le forcer à faire preuve d'assiduité. Il était fort d'une préparation de plusieurs mois à son épreuve, car ainsi se passait de façon séculaire le passage de l'élite ecclésiastique au très prisé rang de prêtre majeur. Un autre élève prêtre, généralement un ami, devait dénoncer celui qui allait subir l'ordalie d'incapacité. Alors, une épreuve était fixée pour démontrer sa force mentale. En la réussissant avec brio, il s'assurait l'honneur de pouvoir monter en grade.

Le temple, assemblage étrange de matières diverses, accueillait en son sein toutes les religions encore existantes connues. Ici, foule de représentants se pressaient aux repas, servis dans une salle immense, drapée d'étoffe artisanales représentant les arts tribaux, absorbés par des nouveaux traités ou par leurs propres études. Il était si grand qu'aux dernières estimations, sa superficie couvrait encore un tiers de la cité, véritable ville dans la ville, ne cessant de s'agrandir dans le seul sommeil. Le jeune homme avait eu la chance de prouver ses capacités psychiques hors norme en sauvant un vieil homme tombé d'un pont par l'apposition d'un mantra de protection. La radiance exceptionnelle et ses vibration très claires avait subjugué les quelques prêtres de diverses religions présents. A une époque où chaque religion est considérée comme un chemin aussi valable que son parallèle à suivre, des techniques ancestrales étaient devenus communes à nombre de religions. Le mantra en était une. Alors, le conseil de Kirinaa fut réuni pour Adraïl, qui, tout aussi étonné se son acte que les colosses de savoir et de sagesse se dressant devant lui, dut accepter de quitter sa condition de simple magicien de bas étage pour apprendre de nouveaux tours, plus sérieux, en devenant disciple du temple. Il avait étonné ses tuteurs dès les premiers mois, et après à peine deux ans d'étude, il s'apprêtait à devenir un prêtre majeur, là où certains passaient 10 ans de leur vie.

La foule coulante se diluait toujours plus et il entra d'un pas faussement assuré dans le temple. Un peu plus loin, une petite fille aux cheveux roux riait devant des petites idoles de bois voletant sous le champ émis par son index. Un homme étrange vendait des livres de voyages, sur un étalage, promettant aux passants un voyage comme ils n'en verrait plus jamais de leur vie, s'ils parvenaient à en sortir. Une vieille sorcière élégante et raffinée apposait des glyphes-liens sur ses petits enfants pour qu'ils se tiennent tranquilles et cessent de lui courir autour et poussa un soupir de soulagement. Partout en ces lieux s'éveillait la magie, du bout de chaque doigts, essence de la cité irréelle, où les étoiles perçant dans le regard des rêveurs pouvaient enfin s'exprimer et toucher le monde autour, transperçant sa détestable réalité.

Poc. Un bruit sec comme un claquement de langue. L'ordalie d'Adraïl venait de tomber, effaçant sa mine sérieuse et concentrée pour un effondrement visible. Une larme roulait même sur sa joue claire. S'il avait compté sur une épreuve simple en raison de son jeune âge, il s'était trompé de façon spectaculaire. Le maître de conseil avait donné le change dès le début de la comparution. «Prêtre d'élite Adraïl, vos services d'exception sont salué de tous, et vous valent un respect de la part de vos pairs presque indécent pour un novice de votre âge . Pour ces raisons, vous serez exposé à l'une des plus dures épreuves d'Ordalie jamais données depuis la création de Kirinaa ». La suite fut si dure à entendre qu'Adraïl ne sut pas pourquoi il devait être effondré, mais le fut, ne se souvenant de la raison que plus tard. Devenir un profane� Dans la nuit, un rituel serait effectué par les maîtres, dans le but de rendre le jeune homme vierge à lui même. Dénué de tout savoir ésotérique, arraché à son être. Alors, assit sur son lit, il versa des larmes amères contre sa sentence. Il maudit la césure entre profanes et prêtres contre laquelle il avait toujours voulu lutter. Il s'était fait prendre au jeu comme les autres, oubliant sa magie brute pour des égrégores et des techniques sans lesquels il n'était rien. C'est ainsi que dans la pénombre de la nuit, tableau noir à peine brouillé par le cercle lunaire, il se crispa de douleur. Une main froide et acerbe fouillait dans son esprit, arrachant des bribes de son âme, et il hurla comme un animal, souffla comme un chat, siffla comme le font les serpents pour exulter sa souffrance.

Le lendemain, il cru son épreuve passée, mais se doutait bien qu'il faisait une nouvelle fois erreur. Il n'avait pas encore pu faire mais le deuil de toutes ses années de travail et d'études, d'expérimentation. Perdre son savoir était la pire des épreuves, et il la pensait suffisante. Une chape de nuages noirs avait voilé ses certitudes d'un doute. Son ordalie comportait deux étapes, il ne suffisait pas de supporter le fait d'être redevenu profane, être de magie brute, façonné par des forces contraires, trop humaines, d'instinct animal. Il lui fallait accomplir une autre tâche, autrement plus contraignante, il le sentait. Une image passa dans son esprit, lui vrillant la tête si fort qu'il du se la tenir à deux mains. Comme sous un geyser de pensée, des paysages des jungles environnant Kirinaa étaient venu s'imposer à son regard, et il revu en pensée les tribus et les religions tribales des villages isolés. Ainsi était une vision de profane, douloureuse et puissante, et elle lui arracha un frisson d'horreur, tant il n'y était plus habitué. Il n'était plus nécessaire pour lui de se rendre au temple, il avait compris quel était la suite de son ordalie.

Prenant le nécessaire pour voyager, il referma la porte de sa tanière avec un pincement au cÅ?ur, se demandant si son départ signifiait ici la vacuité pour quelques mois ou plusieurs années. Et il s'enfuit dans les montagnes bordant Kirinaa, alors que le premier jour de son Ordalie pointait à l'horizon.




***



Arrivé dans le village de Nokuni, connu pour ses guerriers tribaux aussi puissant que les prêtres majeurs de la cité, il avait été si surpris que ses bagages s'étaient écrasés au sol. Les habitations étaient des sortes de niches rondes, pourvues de fenêtres, suspendues en l'air par des lianes immenses, pendant des arbres millénaires pouvant atteindre des sommets. Il s'était enivré des bruits d'une vie différente, d'une culture nouvelle, de ceux qui peuplaient ce continent avant la construction de Kirinaa, refuge fuyant le monde humain. Les femmes ici n'avaient pas la diversité de la ville, et se ressemblaient toutes à ses yeux. Leur peaux était quelque peu matte et leurs cheveux bruns, arborant des reflets cuivrés chatoyants au soleil. Souvent, elle portaient de grandes tresses pendant jusqu'aux bas des reins, parsemées de pierres, de perles, de petits idoles en bois. Leurs grandes robes déchirées, selon la coutume, pour montrer la combativité des femmes mères volaient au vent, et elles se revêtaient presque tout le temps de corsets brodés, parfois d'écorce ou de feuilles. Leurs bijoux étaient spirales, carrés, formes simplistes à ses yeux, symboles d'âges dépassés. Il comprendrait bien plus tard que dans les origines des cultures se tissait les significations de ces symboles simples, si profondes qu'elles en donnent le vertige.

Accueilli par la population, il désira cependant se retirer au bout de quelques mois. Chaque aube apparaissant voyait de nouveaux progrès se faire en lui. La maîtrise de ses capacités mentales s'était d'abord étiolée, tant les apprentissages du temple de convenaient plus à Nokuni. Alors qu'ici tout vous porte, que les arbres vous soutiennent, que la terre vous berce et que le vent chante à vos oreilles, comment vouloir prétendre dompter et asservir la magie ? Dans cette nature éblouissante, il appris à devenir aquatique, coulant, à percer sous les pensées diaphanes des habitants la véritable spiritualité que ces lieux leur enseignaient. Plus qu'un savoir, plus que des techniques, il apprenait pour la première fois à retourner à lui-même.

Durant des millénaires, les religions avaient voulu de l'homme plus que ce qu'il était. Renoncer au mal, au sexe, aux mensonges, à l'égoïsme, tant que choses que l'on ne peut combattre qu'en les acceptant. Ici, dans un palais végétal aux couleurs brunes, vertes et mordorées, il revenait à lui, lavé, différent. Comme le serpent qui se mort la queue, il ondula à travers ses possibles pour retrouver sa véritable essence. Il apprit à soigner l'égo plutôt qu'à tenter d'enfermer le mal dans une boîte qui, comme toute les boîtes placée entre des mains ignorantes des secrets des origines, se serait faite pandore. Alors, après avoir étudié durant deux années la spiritualité de Nokuni, après avoir intégré sa vie, s'y être fait des amis, avoir travaillé comme tisserand dans les ateliers, chanté lors des rituels et communié avec la nature, il partit. Il dit au revoir à tout ce monde qu'il avait appris à connaître et à déchiffrer. Et là où il voyait le commun et le simple par le passé, il pu apercevoir le précieux.

Il s'égara dans les montagnes, suivant ses visions qu'il pouvait appréhender, comprendre et déchiffrer sans soucis à présent. Il les sentait venir, comme le grondement du cours d'eau annonce la crue, et, s'asseyant, laissait filer les images sous le théâtre de ses paupières closes. Un bruit semblait courir dans ses pas, fil tenace tentant chaque nuit le rattraper un peu plus sur l'avance qu'il avait pris, de façon si poignante que ses rêves en prenaient la couleur. Un fil d'argent et d'obsidienne. Alors, l'hivers approchant, il s'installa dans une caverne, sous un renfoncement rocheux. Il eu le temps nécessaire de se prévenir du manque et de l'inconfort, et, avec les stylets et carnets qu'il avait rapporté de Nokuni, se plongea en méditation et en réflexions, attendant que la saison de Grianan, le petit soleil, si rude en ces montagnes, file comme le vent pour s'abîmer sur d'autres rivages. Il écrivit et découvrit de nouvelles manières d'user de magie, renouant avec ce qu'il pressentait être une voie ancestrale mais si personnelle qu'elle ne lui convenait qu'à lui seule. Il comprit plus tard qu'une voie religieuse ne pouvait souffrir de partage sans s'effilocher comme la brume au gré du vent. La Brume, c'était elle qu'il regrettait le plus de Kirinaa, la cité où il avait vécu. Mais aujourd'hui, le vent l'accompagnait toujours, il ne soufflait plus dans les hautes tours où il avait grandi mais caressait ses joues lorsqu'il sortait de sa nouvelle tanière, plus rude mais étrangement plus chaude, chaque matin, pour saluer le renouveau du cycle solaire. Le vent était son gardien, son idole protectrice.

Un soir, une nouvelle vision vibra dans son esprit. Comme une fine et douce rayure sur l'épaisseur enneigée du sol, traçant de nouveaux contours. Il sortit, mû par son instinct, qui, depuis qu'il était devenu profane, s'était développé de façon surprenante, et attendit, debout, dans la neige. Il eu la perception d'un homme, lui ressemblant, marchant sur ses pas, et, avec respect, il emprunta la voix du vent pour lui parler et le guider. L'homme arrive jusqu'au seuil de la tanière où était figé Adraïl, et salua. Ils firent connaissance. L'homme était jeune, aussi jeune qu'Adraïl lorsque celui-ci avait reçu la sentence de son ordalie. Il lui ressemblait étrangement, peut-être par un coup du destin, qui peut le savoir, tant il est filé de nombreux fils? Si ce n'est que ce qui appelait le reptile chez Adraïl appelait le félin chez l'étranger, nommé Kerian. Quelques mèches de ses longs cheveux d'encres ramenés en arrières encadraient son visages, et ses yeux luisaient dans la pénombre du crépuscule. Kerian s'était égaré, lors d'une épreuve rituelle pour mages, il venait d'une cité voisine, et survivait sans savoir comment dans le froid glacial de la montagne, sûrement grâce au mantra de chaleur qu'Adraïl percevait en lui. Son corps souffrait beaucoup de ce périple et il se plaignait tant que son esprit, au lieu de se battre pour sa sauvegarde, avait baissé les bras. Toute sa magie, si utile en temps et lieu de civilisation ne lui servait à rien, et il confia à Adraïl, tout bas, dans la chaleur étouffante des étoffes et du feu, que cet usage conditionné de la magie ne correspondait plus depuis longtemps aux paroles des ancien, lorsque ce dernier lui fit la remarque de l'inutilité de toute sa science, alors que lui arrivait à faire naître un feu d'un claquement de doigts.

Adraïl ne dit alors plus rien, mais durant la nuit, alors que Kerian sombrait dans un sommeil de plus en plus profond, il reproduisit le rituel qui l'avait rendu profane, rendu à lui même pour son nouveau compagnon. Au matin, lorsque ce dernier se réveilla, une fois sa colère passée, il compris par quelles voix mystérieuses l'idole du vent l'avait mené à son nouveau tuteur et décida de le suivre. Lorsqu'ils sortirent de la caverne, devant le seuil de leur cocon chaud et protecteur, une fleur argentée avait percé la neige, promesse de nouveaux printemps à venir.

Et Adraïl continua sa route, semant derrière lui les graines d'une nouvelle vie, revenant à des valeurs plus simples et une magie plus pure. Ceux qui voulurent l'entraver, lui et ses disciples, connurent la fureur des éléments, car, lorsque l'on ne tente pas de contrôler la nature, mais qu'on la respecte, paraît-il que, parfois, sa force vient à couler dans nos veines.




De toutes les voix qui peuvent nous atteindre, coulées par l'eau, crépitées par le feu ou grondée par la terre, voici une des nombreuses histoires, qui, perdues sur la bouche de poètes ou de quelques fous, s'envolent et sont chantées par le vent. L'histoire du nouveau guide, qui, s'arrachant à sa coque d'acier, saura, lui, faire s'écarter l'eau et se dresser les monts, tant la nature oeuvrera pour lui, et tant il oeuvrera pour elle.



lundi 21 août 2006

I have a Dream




J'avais un rêve.







Un rêve d'éternité, prêt à distancer l'horizon pour lui montrer ses failles et ses frontières. Un rêve brillant comme un soleil, radiant comme une lune, un rêve où l'or et l'argent se mêlaient pour broder les étoiles dans le ciel.





Un rêve brulant comme une flamme, un rêve de fureur et d'oubli, d'ivresse et de plaisir. Un songe au ailes immaculées pour voler loin, impossible à atteindre et dans le creux de ma main en même temps, aussi dur à saisir que de sauter dans un gouffre.





Un rêve vertige, pour tourner sans fin dans les rondes de mon esprit, dans les danses incandescantes de la nuit. Tourner et virevolter jusqu'à la nausée dans des pas, des mouvements de musique pour m'éblouir de la clarté nouvelle de nos échanges.





Un rêve d'amour, car je veux croire qu'il n'est pas qu'égoïste, qu'il peut nous guider juste comme le loup au pelage de neige, nous porter haut, aigle de soleil, et faire battre les tambours de nos vies. Parce-qu'il décide de nos cieux et de nos abysses, et quelles cours seront les notres, d'ombre ou de lumière.





Un rêve de rires, de papillons légers et éphémères qui viendrait nous prendre au ventre, faire briller nos yeux, plisser la peau au coin de nos yeux qui sait rire de façon tellement plus touchante que nos voix.





Un rêve de jeunesse, parce-que j'ai relégué au loin les chimères de mon ennui. Je suis Chat, je suis Magot ou Prince, mais plus jamais je n'oublierai que ce qui me fait moi c'est aussi l'Enfant aux longs cheveux d'encre et aux yeux étoilés que j'ai tant vu en songes.





Un rêve de route, pour attraper l'horizon par le col et lui dire d'aller voir ailleurs. Le rêve de marcher sur l'arc-en-ciel, pour aller voir si les couleurs sont les mêmes de l'autre côté.


J'ai un rêve.

mercredi 16 août 2006

Obscure Clarté



Voici quelques lignes que j'ai pris la liberté de copier, étant originelement sur le blog d'Aranna, dont vous avez l'adresse à gauche.









J'avoue mon désarroi et ma tristesse face à cette nouvelle. J'envoie à tous les auteurs et auteures de l'Oxymore mes plus francs soutiens, ainsi qu'aux directeurs d'éditions et au reste de la famille qu'est encore l'Oxymore. Merci à vous de nous avoir fait rêver et grandir pendant tant de temps.




Juillet / août 2006
Chers amis lecteurs,

Après une dernière résistance digne de Fort Alamo, L'Oxymore ferme ses portes.
Victime de la crise terrible qui secoue le monde du livre depuis un an et plus.

C'est avec regret que nous fermons ces lignes, et quittons des passagers qui ont voyagé avec nous longtemps et, nous l'espérons, vers des destinations aussi lointaines qu'ils le souhaitaient.

L'état du â??marché du livre' en France ne nous a laissé, malheureusement, aucun autre choix.


samedi 12 août 2006

Hey, Dude



T'étais un tyran et moi j'étais un flanc.











Bouge, bouge, bouge,
Plus loin, plus fort,
Jusqu'à ne plus être qu'un point
dans l'horizon qui s'endort.