dimanche 29 avril 2007

You MUST fight.








C'était beau d'imaginer, de voir, de sentir, à quel point l'instant était parfait.
Et à quel point le changer l'eut gâté.



Ich habe von Faun geträumt.

dimanche 22 avril 2007

Moi, peu à peux-je me plier.









J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration
Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs
A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème
D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner
J’aime entendre, raconter, j’aime montrer et j’aime voir
J’aime apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir
J’aime les gens, j’aime le vent, c’est comme ça je joue pas un rôle
J’ai envie, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai hâte, j’ai faim et j’ai la gaule
J’espère que tu me suis, dans ce que je dis y’a rien de tendancieux


Quand je ferme les yeux, c’est pour mieux ouvrir les cieux
C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit
Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter
Dans la vie j’ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c’est pareil
J’ai tout le temps l’œil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles C’est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J’ai envie d’être au cœur de la ville et envie d’être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j’ai envie d’embrasser ma mère
J’ai envie d’être avec les miens et j’ai envie de faire des rencontres
J’ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m’en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j’étais de bonne humeur et même mon stylo m’a souri
Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle
D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m’en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c’est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles


La vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles




Grand Corps Malade

Je dors sur mes deux oreilles.


samedi 14 avril 2007

Genuine Draft





Heureux soient les fêlés,
Car ils laisseront passer la lumière.

Audiard


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jeudi 12 avril 2007

The Spiral in my hand








Extrait du journal


Mercredi 11 Avril 2007




Aujourd’hui Mr Beau a annulé mon cours de violon. J’en ai donc profité pour filer à Genève chercher le livre de Starhwak, « The Spiral Dance », qui est à l’origine le nom d’un rituel qu’elle mit au point avec son coven « originel » à San Fransisco, aidée d’artiste, de musiciens.
Ce livre fut écris en 79. Voila bientôt 30 ans. J’ai reçu directement de son éditeur de San Fransisco l’édition avec une préface nouvelle de STarhawk parue en 99, pour le 20ème anniversaire de cet ouvrage. Je n’ai lu que les introductions et cette préface.

Lorsque j’ai commencé la lecture du livre, je me suis de suite interrompu pour me mettre nu. Réflexe païen ou non, quoiqu’on en dise, en reprenant la lecture j’ai sentis le livre brûler entre mes mains, et cette chaleur m’a envahie. Comme le dit l’auteure, le sacré se construit, qu’il soit vieux de plusieurs millénaires ou de quelques minutes. Je me suis sentis plus en adéquation avec ces écris. En lisant le retour en arrière de Starhawk, de son chemin, de 79 à 99, elle qui avait écrit ce livre alors âgée de 28 ans et qui aujourd’hui a plus de 50 tours de fils à son fuseau, elle qui a vu les mouvements hippies, la fin de l’apartheid, Reagan, l’assassinat de Kennedy et tant d’autres faits qu’on nous martèle et qui ont marqués les Etats-Unis, elle qui s’est battue pour faire avancer le droit des femmes et un monde qui ne lui convenait pas assez, j’ai vraiment ressentis et bu avec avidité la sagesse de cette femme.
Ses lignes on de suite trouvées écho en moi. Un écho à toutes mes questions, moi qui m’avance si vite vers mes 18 ans (et je réalise à quel point cet âge qui m’apparaît vieux est dérisoire) et qui sont : Que vais-je faire de ma vie ? Quel chemin vais-je choisir ? Pour l’instant, mes nœuds futurs pour les 5 prochaines années sont en voie de décision. Mais un jour, vais-je avoir le courage de tout tenter pour mes rêves ? Ou ne suis-je en fait qu’un rêveur qui aime avoir les pieds au chaud et ne sacrifier que quelques grain de sables de son immense sablier à l’onirisme ? Voila de quoi j’ai peur. J’ai peur de ne pouvoir me défaire de mon confort, de ma vie si simple et facile. De ma vie d’adolescent Européen de classe bourgeoise ou moyenne, c’est selon, qui, avec des yeux bien trop ouverts sur le monde, se dit qu’il faudra un jour soulever la couette et sortir de ce lit bien chaud pour aller dévorer le monde.
Puis j’ai ressentis de la jalousie. Ou non, de l’envie, de l’admiration. Devant cette femme, ce temple, dont la vie a été vouée, et l’est encore, à faire progresser des valeurs de paix, d’harmonie, la sagesse et le respect de la nature dans notre monde, pour, et par la Déesse. Une militante pour la paix, pour les droits des homosexuels, pour la défense des pauvres, lutant contre le Sida, la déforestation, aidant les personnes subissant la répression, la violence, hurlant là où on doit se taire, s’ouvrant en plein jour là où l’on doit se cacher. Suis-je une plante de cette espèce ? Pourrais-je, un jour, moi aussi, trouver le courage et sauter ? Cette femme, cette cathédrale « of love and wisdom » montre un sentier, une voie. Oserais-je la suivre un jour et en faire ma vie ? Où peut-être ne suis-je pas fais pour cela. Peut-être ne suis-je pas de ceux qui dédient leurs vies à ces causes, peut-être suis-je seulement de ceux qui sèment le rêve un peu partout et distribuent des étoiles sans jamais vraiment aller toucher le cœur des leurs. Peut-être un fantoche, un rêveur d’apparat. Voila ce que je me sens. Un pauvre esprit qui ne peut se satisfaire de l’admiration simple et de la béatitude contemplative, un surplus d’ego écoeurant, qui compare et rapporte tout à soi. Suis-je mieux qu’elle ? Là n’est pas la question. Je me rabats sur des facilités. Etudes, travail, argent, et ensuite, dans longtemps, tout plaquer. Non. Le monde n’est pas ainsi fait et ceci est un leurre. En tant que « Witch », porteur « with proudless » de ce mot qu’elle donne aussi bien aux hommes qu’aux femmes, je sais mieux que quiconque que l’harmonie ne va pas en ce sens.


Devenir un temple demande sacrifice et audace d’exister ? L’aurai-je ? Ma Déesse, l’aurai-je ? J’ai fermé le livre et je l’ai serré entre mes mains. J’ai fermé les yeux et j’ai manqué d’air. J’ai reçu une vue. J’ai vu la vie de cette femme, ni plus étrange, ni plus sacrée que la mienne, voila ce que l’on me soufflait, mais plus méritante, car pleine d’enjeux, d’orgueil et de morgue, qui parfois s’effondrent ou offrent de grandes sources de bonheur. J’ai vu les rituels des plages de San Fransisco.
J’ai vu les actions des sorcières. Les engagements, la politique, j’ai vu ce temple, cette cathédrale, et j’ai été cette cathédrale. En quelques secondes des siècles ont défilés dans mon esprit, ramenant toujours cet éternel dilemme de l’homme qui voit. Se réaliser ou s’oublier.



Je sais qu’il me faut voir le monde. Qu’il me faut le palper, le sentir, expérimenter, tester, découvrir, pour dénicher peut-être en moi, dans un poussiéreux grenier oublié depuis longtemps « my way of life, my lifework », comme l’appelle Starhawk. Ce chemin qui est notre plus gros risque, notre plus intense récompense. Alors peut-être est-ce faiblesse de ne pas m’y jeter encore, peut-être est-ce sagesse. Le vent, qui me parle toujours, me souffle que les deux sont encore entremêlés dans mon esprit.



Mais j’irai goûter à de multiples sources, sur cette immense et étrange planète, ce suc, qui transforme les hommes en temples.
Alors, je saurai si j’en suis digne.