vendredi 27 juillet 2007

Indra - Thievery Corporation






(love)love is a verb
Love is a doing word
Feathers on my breath
Gentle impulsion
Shakes me makes me lighter
Feathers on my breath

Teardrop on the fire
Feathers on my breath

In the night of matter
Black flowers blossom
Feathers on my breath
Black flowers blossom
Feathers on my breath

Teardrop on the fire
Feathers on my breath

Water is my eye
Most faithful my love
Feathers on my breath
Teardrop on the fire of a confession
Feathers on my breath
Most faithful my love
Feathers on my breath

Teardrop on the fire
Feathers on my breath

Stumbling a little




Une odeur de nuit, d'herbe fumée, de pluie, de baisers, de corps tremblant.

vendredi 20 juillet 2007

Ou laissez moi parler, Sire, ou faites moi taire.








Ma vie depuis Juin est pareille à la rencontre d'un peloton d'atomes assez cool avec un accélérateur de particules. Tout bouge, tout change, tout mute. Et ça n'est pas pour me déplaire.

Je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas tant de chance, pas tant de belle gueule et de destin que l’on peut le croire. Il y a la motivation, la persévérance, l’acharnement, un zeste de fierté placé là où il le faut, et puis surtout le travail. J’ai été heureux de voir que je n’avais pas passé toute l’année à m’accrocher à écouter mes cours d’histoire pour rien, que je n’ai pas fais un tas de 3cm de fiches qui résument un pavé intitulé « l’histoire de France de 1850 à nos jours » pour rien. J’ai espéré ma chance pour tous mes résultats. Et tous, je dis bien tous, ont été si vides en surprises, si… attendus. Je savais déjà tout. Je savais le travail que j’avais fournis, et mes capacités en chaque chose. J’ai cessé de me dire que la chance pouvait m’aider. Il y avait derrière tout ça trois années, et elles ne comptent pas pour rien. Je n’ai pas réussi en cours pour rien, je n’ai pas eu ces notes pour m’en pavaner, je les ai eues pour qu’elles me servent. Sinon j’aurai mis mon cerveau en berne, laissé tomber les réflexions et les casses têtes, et rangé bien loin l’acharnement devant les problèmes.

Je ne suis pas né avec une cuillère en or dans la bouche, je suis né avec un goût pour les danses, les jeux et les défis. Ma vie ne tombe pas du ciel, je m’y accroche, je la façonne, je l’écoute aussi. Je ne l’aborde pas avec un soupir fatigué d’avance. La chance existe, de toute évidence, mais elle n’est qu’une main, qu’un fil à saisir. Et la course, le combat, le chemin à parcourir pour l’attraper ne dépendent que de notre force, de notre endurance, de notre volonté. Il y a les inégalités, elles sont et seront toujours, il y aussi les épreuves qui nous font et nous défont au gré des dieux. Mais il y a toujours cette marge, cet infime espace où ne s'exerce que notre seule volonté. Plus que les chanceux et les malchanceux, il y a surtout les forts et les faibles. Voila ce que j’ai appris, et finalement, ce que j’ose dire haut et fort.



samedi 7 juillet 2007

Anesthetize by Porcupine Tree






Le rapport au pouvoir est quelque chose de personnel. Il peut-être douloureux, grisant, nous rendre oublieux de beaucoup de choses. Il peut être enivrant, envoûtant, presque incompréhensible, comme étranger. Mais il est surtout sensuel, presque sexuel, bienfaisant, relaxant, équilibrant. Sentir le pouvoir, le percevoir fluctuer, augmenter, et apparaître, c’est une bouffée chaude d’appréhension mêlée de respect, d’attente et d’excitation. Le pouvoir est un amant. Passé le premier étourdissement, où l’on se dit qu’on avait oublié cette émotion, on ose toucher, goûter, prendre entre nos mains un peu de ce dont on dispose. Si le pouvoir est tumultueux, il faudra se plier à lui, sans s’y perdre pour autant, sans souffrir de rien, ou alors s’y perdre profondément, pour ceux qui savent ces voyages là. S’il est doux, languissant, alors de nos mains nous le façonnerons, pour le faire lien, geis, serment, promesse à la nuit, épines, dons, souffles et murmures. Il n’y a pas de règles, pas de maîtrise de soi à garder, pas de noir vers lequel il ne faudrait pas tendre, il y a le goût du voyage, et sa connaissance, et sa maîtrise, uniquement.

Le pouvoir amène un acte de sens, une création, un art. Un voyage, une chance à tenter, un possible à étouffer de nos mains ou dans lequel insuffler un peu d’existence. Il est un pari, un jeu, avec lequel on apprend à composer, à apprécier les victoires, et peut-être encore plus, la blessure des échecs. Car quoi de mieux que la morsure d’une défaite pour nous emmener jusqu’au pouvoir, et peut-être revenir à soi, à travers, ou contre lui?



Manaz, Hagalaz, Pertho, Thurisaz,
Tournez, et dansez, filles du vent,
Changement et chance sur mon chemin.