samedi 22 décembre 2007

Ma personne.










Sensation


Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.




Arthur Rimbaud, extrait de "Vers".

vendredi 27 juillet 2007

Indra - Thievery Corporation






(love)love is a verb
Love is a doing word
Feathers on my breath
Gentle impulsion
Shakes me makes me lighter
Feathers on my breath

Teardrop on the fire
Feathers on my breath

In the night of matter
Black flowers blossom
Feathers on my breath
Black flowers blossom
Feathers on my breath

Teardrop on the fire
Feathers on my breath

Water is my eye
Most faithful my love
Feathers on my breath
Teardrop on the fire of a confession
Feathers on my breath
Most faithful my love
Feathers on my breath

Teardrop on the fire
Feathers on my breath

Stumbling a little




Une odeur de nuit, d'herbe fumée, de pluie, de baisers, de corps tremblant.

dimanche 22 avril 2007

Moi, peu à peux-je me plier.









J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration
Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs
A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème
D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner
J’aime entendre, raconter, j’aime montrer et j’aime voir
J’aime apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir
J’aime les gens, j’aime le vent, c’est comme ça je joue pas un rôle
J’ai envie, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai hâte, j’ai faim et j’ai la gaule
J’espère que tu me suis, dans ce que je dis y’a rien de tendancieux


Quand je ferme les yeux, c’est pour mieux ouvrir les cieux
C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit
Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter
Dans la vie j’ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c’est pareil
J’ai tout le temps l’œil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles C’est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J’ai envie d’être au cœur de la ville et envie d’être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j’ai envie d’embrasser ma mère
J’ai envie d’être avec les miens et j’ai envie de faire des rencontres
J’ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m’en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j’étais de bonne humeur et même mon stylo m’a souri
Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle
D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m’en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c’est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles


La vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles




Grand Corps Malade

Je dors sur mes deux oreilles.


samedi 14 avril 2007

Genuine Draft





Heureux soient les fêlés,
Car ils laisseront passer la lumière.

Audiard


Lire la suite

dimanche 7 janvier 2007

Listen the Echo.



« Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises : Au vainqueur, je ferai manger l'arbre de vie planté dans le Paradis de Dieu. »

Apocalypse, 2, 7.



« Les gens d'ici sont comme cela parce qu'ils ne savent rien d'intime sur eux-mêmes, parce qu'ils traînent une vie qu'ils n'ont jamais pensée. On leur a seulement dit qu'ils l'avaient reçue et qu'ils devaient la garder. Certains la traînent comme un boulet, d'autres l'endurent comme une longue et incurable maladie. Tous sont étranglés par la vacuité de cette vie à garder sans raison donnée, sans raison admise. C'est de vivre pour rien qu'ils mourront un jour prochain et que le monde n'en aura rien à faire. Telle est cette terre première, le fameux berceau de l'humanité : elle n'engendre plus que des faits divers. Parfois, la trace fugace d'un autre temps glisse devant nos yeux. Nous voyons alors, dans le feuillage touffu des grands baobabs et dans les fleurs rouges des flamboyants, qu'un jour d'antan nous avions une destinée. Nous l'avons mise au tombeau. Et lorsque de ce sépulcre profondément enfoui où nous l'avons abandonnée elle crie qu'elle bouge encore, qu'elle est là , qu'il suffit que nous lui laissions une chanceâ?¦ Nous nous appliquons la paume des mains sur les oreilles, pour n'entendre que les cadences déchaînées que nous nous sommes inventées pour nous étourdir et nous défaire de nous-mêmes. Au fond de nous, il n'y a plus que la voix caverneuse d'un dieu de désamour et l'image irréelle d'une Europe à faire. Les baobabs et les flamboyants nous regardent et leur tronc se dessèche, se creuse à l'intérieur. S'ils pouvaient nous parler, ils nous diraient que notre plus grande faute, le blasphème perpétuel que nous commettons, réside dans cette incapacité à nous envisager nous-mêmes. »



« Les jours qui nous attendent ne devront pas mourir pour venger ceux qui se sont enfuis. »



Leonora Miano, Contours du jour qui vient.







jeudi 9 novembre 2006

Mystic Square







J'en vois des qui s'donnent, donnent des bijoux
dans le cou
c'est beau mais quand même
ce ne sont que des cailloux

des pierres qui vous roulent, roulent
et qui vous coulent
sur les joues
j'aime mieux que tu m'aimes
sans dépenser des sous



moi je m'en moque
j'envoie valser
les truc en toc
les cages dorées
toi quand tu m'serres très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or



j'en vois des qui s'lancent des regards
et des fleurs
puis qui s'laissent quelque part
ou ailleurs
entre les roses et les choux
j'en connais des tas qui feraient mieux de s'aimer un peu
un peu comme nous
qui nous aimons beaucoup



et d'envoyer
ailleurs
valser
les bagues et les
cÅ?urs
en collier
car quand on s'aime très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or



moi pour toujours
j'envoie valser
les preuves d'amour
en or plaqué
puisque tu m'serres très fort
c'est là mon trésor
c'est toi
toi qui vaut de l'or



Je ne sais pas vraiment de quoi sera fait mon chemin. Je ne connais ni les intersections qui me rendront indécis, ni les bosses qui me chahuteront, ni les cahots qui m'enverront voir à droite, puis à gauche. Ma vie sera comme une valse. Elle rebondira, toujours, et même si je ne comble pas toutes les attentes des gens qui m'ont vu grandir, ni même tous mes rêves, je sais que je vivrai, coûte que coûte. C'est comme des certitudes qui se recoupent, des regards de lune et des mots soufflés langoureusement par le vent. On m'a dit que j'étais un rêveur. Je crois. Ca n'est pas tout les jours facile de vivre autant dans sa tête que dans le monde qui nous entoure. Mais jamais, jamais je ne cesserai de rêver, et je valserai dans un horizon d'étoiles. Et si j'aime à dire que ceux qui couperont mes ailes, en riant, ne sont pas encore nés, j'ai la certitude, chuchotée dans ma tête, qu'ils ne naîtront jamais. Un, deux, trois. Trois pas de côtés, et avancer. Ma vie est une valse, un rythme par trois. Et même si souvent elle me grise, si souvent j'ai envie de la lâcher, cette valse entêtante, pour aller m'allonger sur une rive, elle me rattrape toujours. Et je repars, dans de nouveaux pas, dans de nouveaux costumes. Je fais des concessions, je me coupe en deux, mais jamais des barreaux ne m'ont empêchés de danser, jamais. Je sais baisser la tête, je sais courber mon échine jusqu'à presque la casser, mais je garde mes croyances, mes avis, mes erreurs et mes bulles d'art, comme des amulettes de chance. Je sais sourire dans la tempête. Je sais chanter dans le silence. Je sais me jeter, dans le vide, quitte à sauter dans un gouffre de néant. Je n'ai pas tellement peur, au fond. Je sais que ces voix ne me quitteront pas, et quant bien même elles se feraient si faibles que je ne les entendrai plus, parfois, elles guident mes pas, elles font naître mes chimères et mes fantasmes. Je ne vendrai pas ma vie. Elle est insaisissable. J'envoie valser.


dimanche 22 octobre 2006

From the top of the mountain







Copyright




Il y a des nuits qui veulent tout dire.

Des nuits où le temps se contracte sur lui même pour mieux nous prendre dans ses anneaux.
Il semble qu'il susurre : tu ne partira pas avant d'avoir appris ta leçon.
Et parfois il est bon maître.

Et c'est en fixant les lumières, comme des déchirures immobiles dans le néant de la nuit, que j'ai compris que sortir la tête de l'eau n'est pas suffisant. Il faut s'élancer et voler jusqu'à arracher un rayon de lune. Les rochers sous les pieds et des étincelles dans le coeur. Je cois que maintenant, certaines choses sont sures, que j'ai appris à les agripper et à les coller en moi pour ne plus jamais les laisser s'échapper.
Et on s'est dit qu'on allait vivre nos rêves. Peut-être. Non. C'est sur.





Bjork
Hyperballad




We live on a mountain
Right at the top
Theres a beautiful view
From the top of the mountain
Every morning I walk towards the edge
And throw little things off
Like car-parts, bottles and cutlery
Or whatever I find lying around
Its become a habit
A way to start the day


I go through all this
Before you wake up
So I can feel happier
To be safe up here with you


I go through all this
Before you wake up
So I can feel happier
To be safe up here with you


Its real early morning
No-one is awake
Im back at my cliff
Still throwing things off
I listen to the sounds they make
On their way down
I follow with my eyes til they crash
Imagine what my body would sound like
Slamming against those rocks
When it lands
Will my eyes
Be closed or open?


I go through all this
Before you wake up
So I can feel happier
To be safe up here with you


I go through all this
Before you wake up
So I can feel happier
To be safe up here with you


I go through all this
Before you wake up
So I can feel happier
To be safe up here with you


Safe up ( here with you ) ...



mercredi 27 septembre 2006

Dès les premières lueurs...


Fleur de Chakra








De Socrate, d'Alcibiade et de Platon

Ou de nos longues heures fânées

De la Vérité et de l'Opinion

D'une étude délaissée



dimanche 24 septembre 2006

Sooooon!



La Glace et la Nuit,
première partie ( suite de la Sève et le Givre ) sortira en Avril 2007 aux éditions "les moutons électriques".



Je suis déçu d'un tel contre-temps du à la fermeture de l'Oxymore, mais très impatient. En attendant, cette magnifique image d'Angharad et de Finstern.




mardi 27 juin 2006

Follow my dreams...


On m'a dit qu'une peinture colorée était un rêve qui s'exprime.






C'est surement le cas.

Peinture pour ma soeur.
Pour nos futurs.
Pour nos possibles...